Ces indices sont-ils utilisables pour l’évaluation de la biodiversité urbaine ?
Les outils existants pour mesurer la biodiversité en milieu naturel ne sont pas forcément adaptables au milieu urbain. Cependant les indices vus précédemment sont utilisés en mesure de la diversité des espèces en milieu urbain.
Plus un habitat est vieux, complexe et riche, plus il peut y avoir d’espaces animales et végétales.
En ville, quels sont les espaces naturels colonisables par la faune et la flore ?
Plus le paysage est hétérogène (c'est à dire plus les habitats sont de surfaces suffisantes et de différents types : bois, étangs, haies, prairies, landes...), plus la richesse en espèces est foret. Par exemple, une étude a montré qu'on observe deux fois plus d'oiseaux dans la ville d'Oxford, USA (ville présentant un complexe d'habitats écologiques) que dans les forêts environnantes (un seul habitat)
Mais même si elle est vieille et riche en habitat, plus la surface est petite, moins il y a d'espèce. En dessous d'un hectare, l'habitat est peu fonctionnel
A noter qu’il faut prendre en compte les espaces naturels déjà présents sur le site en valoriser l’existant (ancienne friche agricole, agriculture périurbaine), avant introduire de nouveaux espaces sur les surfaces délaissés : ancienne zone industrielle, au sein de zone urbaine très dense.